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21 mai 2024 2 21 /05 /mai /2024 17:18

 

Mais à quoi servent les adjoints ? Après la démission de l’un d’entre eux, et son non-remplacement, c’est la première des questions qu’on peut légitimement se poser  lors de cette séance…

M. Roger Coquin, 8ème adjoint ayant choisi de tirer sa révérence « pour des raisons personnelles » selon la formule consacrée,  et envoyé sa lettre de démission au préfet, on a donc intronisé  la personne suivant le denier élu de la liste majoritaire. Il s’agit de Mme Laetitia Cinquini, laquelle a vivement remercié « Jean-Paul ».

Jusqu’ici rien que de très habituel.

Mais la délibération suivante a de quoi surprendre : voilà que le maire, après avoir remercié M. Coquin pour le travail qu’il a fourni, demande au conseil de voter la suppression du poste de 8ème adjoint !

Certes, c’est légal, explique-t-il, car un seul adjoint est obligatoire, mais...

M. Joseph estime qu’ « à moins de 2 ans des élections, il n’est pas indispensable de remplacer ce poste pour un bon fonctionnement de notre équipe municipale. »

Notons d’abord que 2 ans, c’est quand même en durée le tiers de la mandature…

De plus, M. Coquin, ancien DRH, avait en charge les flux  du personnel, poste qui nous semble important quand on doit gérer plus de 200 personnes…Plus important d’ailleurs, que les diverses commissions (8 !) pour lesquelles on s’est empressé de lui trouver un remplaçant, alors même qu’il n’était que suppléant !

Voilà qui manque de cohérence et dénote une conception inquiétante de la gouvernance d’une mairie. A moins qu’on en profite pour réaliser encore quelques économies ?

L’opposition s’abstiendra.

Second point : Une élue d’opposition a-t-elle le droit de poser des questions ? Il semblerait que non !

A propos de l’une de ces commissions à laquelle elle a assisté, Mme Pinet demande des précisions au sujet de la fonction qu’y occupait M. Bertoncini.

Mais voilà qu’elle se fait vertement rabrouer par M. Joseph : elle aurait dû vérifier ses informations avant d’intervenir ! L’élue veut alors s’expliquer, mais le maire la fait taire sans ménagement.

Il est vain d’espérer que M. Joseph, après dix ans de mandat, use de civilité  et comprenne qu’il n’a pas en face de lui quelqu’un à qui on fait brutalement la leçon, mais  une élue, bien informée de surcroît, qui représente une grande partie de la population et qui, n’en déplaise au maire, et à ses élus trop prompts à ricaner,  a le droit de s’exprimer librement.

Autre point très important et  qui va faire débat : la délibération N°13 ou comment supprimer des droits aux agents de la commune, sous couvert de justice, en culpabilisant ceux qui les revendiquent à juste titre.

Personnel communal - Compte Epargne Temps- Modification  

 Le CET, institué dans la fonction publique territoriale en 2004, permet à un agent titulaire de capitaliser les droits à congé non pris, les jours de RTT et ceux de repos compensatoire, dans le respect des nécessités de service. L’agent a le droit de se faire payer ses heures (la monétisation) ou de les conserver pour partir plus tôt à la retraite.

Qu’a décidé le maire ? Tout simplement de modifier le règlement intérieur de la commune et de supprimer cette monétisation, pourtant votée à Bandol en 2009 !

Et quelles justifications en donnent-ils, lui et Mme Bouron ?

D’abord, précisent-ils, très peu d’agents en bénéficient aujourd’hui : 9 ou 10 seulement. Et cela à l’encontre de l’intérêt général des 220 fonctionnaires de la commune. Le maire parlera plus loin d’injustice, d’inégalité !

 C’est se moquer : en supprimant un droit ouvert à tous sous prétexte que peu l’utilisent, on ferait œuvre de justice ? De quoi s’inquiéter pour le droit de vote !       On reconnaît là les arguments spécieux dont M. Joseph a le secret et qui lui fait dénoncer les victimes comme des coupables, au nom d’un pseudo « intérêt général ».

Quant à Mme Bouron, elle annonce qu’on pourrait financer une mutuelle avec l’argent économisé: 42  fonctionnaires ont bénéficié de 15€ de participation de l’employeur : un pactole, effectivement.

Carine Pinet intervient pour l’opposition: elle s’étonne que la commune aille à l’encontre des recommandations du ministre de la Fonction publique, M. Guérini  lequel encourage les collectivités locales à favoriser la monétisation du CET qui coûterait moins cher que les heures suplémentaires.

D’ailleurs, demande l’élue, quel a été le montant de la monétisation pour 2022/2023 ? Pas de réponse, évidemment…

De plus, ajoute-t-elle, il y a un dogme à respecter : ne pas baisser les salaires, surtout dans le contexte difficile que nous connaissons.

Puis Mme Pinet, dont on connaît les compétences syndicales, fait remarquer à la 1ère adjointe que la mutuelle fait partie d’une autre ligne budgetaire, qui n’a rien à voir avec la monétisation et ne justifie pas sa suppression.

On est en droit d’en conclure que la 1ère adjointe, au mieux, n’y connaît rien, au pire nous balade sciemment…

M. Joseph, souligne l’élue d’opposition, pénalise une fois les fonctionnaires en les  privant d’une rémunération complémentaire et encore une fois en les empêchant de partir un peu plus tôt à la retraite.

Question posée : quel a été le vote des représentants syndicaux ?

Ils se sont prononcés contre !

On assiste alors à un long monologue du maire, manifestement déçu, lui qui est à « l’écoute des fonctionnaires et qui a particulièrement en tête le bien-être des agents », comme il vient de le démontrer en les privant d’un droit mis en place par l’Etat ! (Notons qu’en décembre 2023, il l’avait déjà envisagé, avant de retirer la délibération N°10, manifestement illégale…)

M. Joseph évoque des tractations de couloir avec la DRH, les représentants syndicaux,.. Il a trouvé les responsables : ce sont ces derniers qui votent contre l’intérêt des agents ! Mais bien sûr…

En fait, au vu de la faiblesse des sommes en jeu, que M. Joseph qualifie de « dépenses considérables », lui qui s’apprête à dépenser 35M€ sur le front de mer pour des réalisations aléatoires que personne n’a réclamées, on peut redire que sous ses mandatures,la gestion des personnels n’a pas échappé à l’austérité dans laquelle il a plongé la plus grande partie de la commune, lui qui se vante d’avoir supprimé depuis 2014 25% du personnel, soit 80 postes d’agents partant à la retraite, et pour quel gain de productivité ?…Ce qui l’intéresse, c’est d’abord ce qu’ils coûtent.

L’opposition votera contre cette délibération,

On en vient par la suite à la  N°14

Délégation de service public de la base nautique de Bandol

La base nautique municipale est exploitée par l’association « Société Nautique de Bandol » selon une convention qui arrive à expiration le23/11/2024.
la commune propose le principe d’une délégation de service public d’une durée de 10 ans.

La liste des travaux à entreprendre par le futur délégataire pour remettre en état le bâtiment fait réagir Gérard Mino, tant ils demandent un investissement important qu’il estime à plus d’1M€ ! On lui répond que la commune versera des subventions adéquates.

Effectivement, la commune a laissé se dégrader ce bâtiment municipal pendant des

années et il se trouve dans un état lamentable : le platelage qui habille le rez-de-chaussée est noirci et moisi, escaliers, vestiaires et toilettes sont à refaire, le métal des garde-corps est rouillé etc… La base nautique et la société nautique méritent mieux pour l’image de Bandol.

Que voulez-vous ? Ce bâtiment se trouve à l’écart ; on préfère dilapider des millions de notre argent dans des réalisations plus visibles, hélas, car elles sont et seront loin de mettre en valeur notre ville.

 

 

 

 

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