Voilà qui résume parfaitement la décision du maire de déplacer le stade, ainsi que les raisons réelles de ce projet préjudiciable pour les Bandolais, qui vont, de plus, le payer bien trop cher en Millions d’euros.
Nous n’aurons pas la cruauté de reprendre les phrases de M. Joseph, condamnant avec la plus grande fermeté l’intention de son prédécesseur de construire au Grands Ponts, et l’accusant de mettre en danger la vie des Bandolais et de les priver de l’eau gratuite de Bourgarel !Lui qui vient de s’accorder à lui-même dans les formes, le permis d’entreprendre ce qu’il dénonçait, après avoir discrètement remanié le PLU à son avantage, à l’encontre des décisions préfectorales d’inconstructibilité du site…
Mais que d’incohérences inquiétantes, que de contradictions flagrantes et ridicules dans l’interview que notre édile a fait paraître p.17 du dernier magazine N°50 (propos en italique dans le texte)pour justifier son projet et tenter d’en dissimuler les vrais raisons .
Quel dommage, écrit-il, de laisser un tel terrain en friche !
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La commune va le réutiliser, en enjambant allègrement la directive ZAN ( objectif national de Zéro Artificialisation Nette) . Vous avez dit écologie ? Encore un faux nez qui tombe !L’accessibilité ?
Un site idéalement situé,? alors que le stade actuel, se trouve en centre-ville, ce qui est un avantage pour les jeunes et leurs parents !
Désengorger le front de mer en y réduisant le trafic? On croit rêver : n’était-ce pas le même qui projetait en 2020 dans ses tracts électoraux de construire sous le stade surélevé un parking de 400 places, auquel il ajoutait 300 places dans le futur pôle nautique ?
Et que dire de la proximité de l’autoroute A50, présentée par le maire comme un avantage car « elle faciliterait l’accès aux usagers » pour ceux , les plus nombreux, qui viendront de Bandol ? Là, on se moque de nous.
Comment utiliser un terrain inondable ?
Petit rappel : la zone entière a été classée « champ d’inondation » : lieu où se déversent naturellement les eaux de crue, évitant l’envahissement des habitations et des routes à proximité…et la mise en danger des personnes. Il serait bon de le rappeler : la décision fut prise à l’époque, parce que l’inondation du terrain avait failli emporter, après le ballon, un joueur de l’équipe...Mais Le maire fait preuve d'inventivité: on créera des « zones d’aménagements sportifs immergeables mais sans compromettre la sécurité » Excellente idée : on va sans doute former une équipe de waterpolo!
Quant au choix et l’usage du site, il serait temps de redescendre sur terre ! Vous avez dit dérèglement climatique ? Épisodes méditerranéens de plus en plus fréquents et dangereux avec pluies diluviennes ? De plus, qui dit inondation dit courant, eaux boueuses, charriant d’innombrables déchets sur un terrain perméable. On nous montre suffisamment d’images de sites inondés, de rivières en crue, pour comprendre que le terrain sera irrécupérable pendant longtemps et qu’une surélévation de 40cm (≈ 2 marches) des locaux divers risque fort d’être insuffisante.
Au fait, et Bourgarel ? M. Joseph nous apprend que « son projet a bénéficié d’une procédure Cas par Cas qui dispense d’étude d’impact ».
Quel aveu ! Avec une pelouse synthétique (en plastique) dont les particules vont inéluctablement polluer sans remède notre nappe phréatique…
Pourquoi cette décision soudaine de replacer le stade aux grands ponts ?
Depuis 10 ans, pareille éventualité n’a jamais été envisagée publiquement. Rien de tel dans le dernier programme
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électoral de M. Joseph en 2020 : surélévation du stade et jardins partagés au Pont d’Aran sur ce terrain…
Les réponses du maire valent leur pesant d’or ! D’abord, nous explique -t-il :l’implantation actuelle du stade l’exposait particulièrement aux éléments naturels : vents forts, risque de subversion marine…Tandis que le placer en zone inondée par l’eau douce, avec des bâtiments adossés à la colline de Roumpinas, eux sous la menace du risque incendie, c’est mieux ? Mais alors, pourquoi envisager sur ce site en bord de mer dangereux et si exposé l’édification d’un nouveau ( ?) Pôle Nautique et pire encore, le plus bel espace paysager à Bandol avec promenade pour les Bandolais ? En dépit des embruns et vagues de submersion ? Merci pour eux !
Mais nous avons gardé le meilleur est pour la fin : L’aspect financier :
« La réfection complète de la pelouse du stade actuel, vieillissante, aurait nécessité un lourd investissement. » !!!Vraiment, plus lourd que les 5,5M€ prévus pour l’installation du nouveau stade ; plus, une salle de 200 m2 de peu d’utilité ? Plus la démolition du stade actuel, des salles attenantes et des gradins, et l’implantation d’un parc paysager ? Combien de millions va-t-on encore engloutir dans ce projet ? Ces justifications peu crédibles montrent qu’on nous prend pour des imbéciles.
Quel but réel ?
Une large affiche discrètement collée près de l’embarcadère Ricard nous informe des projets du maire sur le bord de mer et nous dévoile les vraies raisons du déplacement du stade :
« en cohérence avec le projet de Bendor » y est-il écrit!
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.Et le dernier § p.17 du dernier magazine est éclairant : il faut « libérer l’espace du front de mer ! l’un des plus beaux sites de Bandol» «avec un lien visuel vers l’île de Bendor » Et le maire enchaîne sur « la promenade RICARD » dont nous découvrons l’existence avec surprise : il nous semblait que ce bord de mer avait été réservé à la baignade de nos amis les chiens par un édile ami de la race canine. La véritable raison ? Nous la trouvons dans le magazine N° 42 juillet-Août 2023 : « le projet pour l’île de Bendor se dessine » pages 14 et15. qui détaillent l’aménagement haut de gamme de la reconstruction de l’île par le famille Ricard : hôtel *****, restaurants, bars etc…
Plus révélatrice, l’expression de la majorité à la page suivante « La reconduite de Jean-Paul Joseph et son programme de mise à jour du front de mer ne sont pas étrangers à la décision prise par la famille Ricard de lancer une rénovation intégrale de son île. Les conditions de confiance étaient réunies pour voir surgir une façade maritime de Bandol à la hauteur de l’investissement colossal projeté. »
Sauf que c’est l'inverse : jamais le maire, dans son programme électoral, n’avait envisagé le déplacement du stade, mais une promenade et la création d’un parc paysager de 8 000 m2 à la place du parking gratuit. comme on peut le constater sur le cliché précédent, extrait de son programme électoral 2020. Par contre, il apparaît nettement que M. Joseph a modifié son programme, suite à celui du projet de rénovation de Bendor par la famille Ricard.
Le problème, c’est que ce changement est sans intérêt et même nuisible pour les Bandolais, qui verront des millions de leur argent dilapidés pour satisfaire la vue des clients d’un hôtel luxueux, alors qu’il y a tant à faire dans nos quartiers…