Un magazine municipal met en valeur les réalisations d’une municipalité - avec plus ou moins de discrétion - et permet l’expression directe du maire à travers son édito. Mais comme il est financé par l’ensemble des habitants, il se doit d’être consensuel, et d’éviter toute polémique. C’était le cas lors des mandatures de Xavier Suquet et de François Barois.
Qu’en est-il après l’avènement de "la démocratie nouvelle" et de l’ "ouverture" promises ?
Déjà, le magazine de juillet présentait "l’équipe municipale" en place, en oubliant soigneusement les 7 élus de l’opposition.
Et Couleurs Bandol N°3 est arrivé. Instrument de propagande postélectorale sans précédent au service du maire, qui, sous couvert d’interview, monopolise plus de la moitié du magazine : 7 pages sur 14, dans lesquelles il accumule les contrevérités flagrantes, tout en accommodant à sa sauce le fameux audit. Nous y reviendrons…
Et l’opposition dans tout ça ? Aviez-vous repéré le petit encart qui lui était réservé, resté vide parce qu’elle n’avait rien envoyé ?
Et pour cause ! François Barois a demandé à M. Palix par écrit courant août les modalités d’expression et de parution des textes de l’opposition, et il n’a jamais reçu la moindre réponse.
Ce n’est que le 29 septembre que le maire a fait voter le règlement qui en plus, impose de remettre les textes un mois avant la parution de chaque magazine, alors que le délai n’est que de 18 jours pour les associations. Pour paraître en novembre, il aurait fallu remettre un texte le…30 septembre !
Il n’y a donc rien non plus dans le magazine N°4…Et pour le texte remis le 17 octobre, il faudra, nous a-t-on dit, attendre décembre !
Il est clair que tout est fait pour nous empêcher de nous exprimer et de coller à l’actualité dans le malheureux quart de page qui nous a été concédé.
Il serait bon de méditer ces mots de Beaumarchais : "Il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits".