C’est une décision d’une extrême gravité pour l’avenir de Bandol que viennent de prendre le maire et son équipe.
Contre l’avis d’une grande partie de la population, qu’on a refusé de consulter, le conseil municipal a voté la démolition du Casino, détruisant ainsi le patrimoine le plus important de notre commune.
Car nous perdons les murs de ce patrimoine historique, dont le style architectural est un témoin de la naissance de Bandol en tant que station balnéaire et touristique.
Bien rares sont les communes qui, ayant la chance de posséder un casino au bord de mer le délocalisent totalement à l’écart du cœur de la ville.
Aucune étude d’impact économique n’a été effectuée sur les conséquences de ce déplacement sur l’activité commerciale et touristique de Bandol.
C’est une excellente affaire pour Partouche Immobilier, qui deviendra propriétaire du terrain et des murs du nouvel établissement qu’il louera à prix d’or (1 400 000 € par an) à la SA Grand Casino. D’autant plus que les plans font apparaître un établissement conçu uniquement pour répondre à minima aux obligations légales et sans aucune valeur architecturale.
Bien que la vente du terrain pour 4 200 000 € -- dont 1 500 000 à la signature cette année —
puisse apparaître comme une aubaine dans une vision à court terme, c’est en réalité une très mauvaise opération pour notre ville : perte des murs du casino, perte du terrain, perte de loyer.
Il semble qu’on ait confondu l’intérêt du casinotier et celui de la commune.
Nous restons persuadés que ce projet est profondément préjudiciable à l’intérêt des Bandolais, car d’autres solutions sont possibles : rénovation sur site, mise en régie municipale des jeux.