C’est l’information la plus importante que nous a apportée le dernier conseil municipal : le maire, contraint et forcé, a dû renoncer à ce qu’il considérait comme l’œuvre majeure de sa mandature: la délocalisation du Casino. Et les palinodies et mensonges dont M. Palix est coutumier, et dont il nous offre un bel exemple en page 2 du nouveau magazine ne pourront masquer son échec. L’ « éthique sécuritaire » a bon dos : il a reconnu le 27 juin devant les élus que la réalisation de ce projet était incompatible avec la législation.
Il ne s’agit pas d’une victoire de la seule opposition : C’est Bandol, ce sont les Bandolais qui ont gagné !
On se doutait depuis un certain temps que « ce grand projet » dont le maire nous promettait monts et merveilles pour Bandol, avait du plomb dans l’aile, à la fois à cause de la situation financière du groupe Partouche, et aussi de la localisation du futur bâtiment au terrain des Grands Ponts, en zone inondable.
On se rappelle que dès le 4 août 2008 le maire, après entente avec Partouche, soumettait au vote des conseillers municipaux un nouveau projet, dont il s’était bien gardé d’informer les Bandolais au cours de sa campagne électorale.
Le Casino serait délocalisé à la sortie de l’autoroute, une partie du terrain des Grands Ponts vendue au casinotier pour y édifier un nouveau Casino, dont il serait désormais propriétaire. Un grand hôtel serait aussi construit sur une parcelle voisine.
Quant au bâtiment actuel, propriété de la ville, dont, paraît-il, « l’état de dégradation avancée ne permettait plus de rénovation et de réhabilitation in situ », il serait tout simplement démoli pour laisser la place à d’un grand complexe touristique, aquatique, économique etc, etc… lequel devait d’ailleurs un peu plus tard se muer en centre commercial de luxe…
L’opposition dans son ensemble se dressait alors contre ce projet et dénonçait une véritable spoliation des Bandolais, privés de leur patrimoine le plus important, au nom d’une politique à courte vue. Elle soulignait les effets néfastes pour notre commune de cette perte de propriété et de cette délocalisation, au bénéfice du seul casinotier.
Aucune voix ne s’est élevée dans la majorité pour refuser ce projet, même parmi les soi- disant défenseurs de « notre petit village provençal », qui hurlaient à la mort quand on coupait un platane, mais qui se sont tus dans un silence complice.
A cela s’ajoutait le refus de consulter la population.
Après quelques péripéties (retrait de la 1ère délibération, illégale ; lancement d’une nouvelle procédure de DSP, etc… vente du terrain (exactement au prix estimé par les domaines, pas un centime de plus), une enquête publique a été lancée.
Nous avons alors appelé les Bandolais à venir exprimer leur opposition au projet sur le registre ouvert lors de cette enquête, dans un article intitulé “Bandol dépossédé de son Casino : réagissez ”qui devait paraître dans le magazine de septembre, mais que M. Palix a refusé de publier. Nous l’avons donc distribué sous forme de flyer dans les quartiers.
A notre appel et à celui d’autres opposants à cette délocalisation, plusieurs centaines de nos concitoyens se sont alors déplacés pour signifier à M. Palix leur refus de voir leur patrimoine ainsi bradé. François Barois est également intervenu dans une lettre adressée au commissaire enquêteur.
On connaît la suite : mise en garde du préfet, avis favorable du commissaire enquêteur sous réserve de réalisations très contraignantes, et enfin, refus de la DDTM, seule apte à donner l’autorisation, l’élaboration d’un PPRI (plan de prévention des risques d’inondation) rendant la réalisation du projet incompatible avec la législation, comme M. Palix l’a indiqué aux élus.
Le maire, ayant soudain découvert les risques d’inondation, a donc renoncé « privilégiant la sécurité ». Bref, il nous a sauvés de la noyade !
Ayant aussi par miracle recouvré la vue, il s’est aperçu de « la situation incomparable au bord de mer » du Casino dont la réhabilitation complète sera entreprise, le délabrement du bâtiment et de ses fondations invoqué en 2008 n’étant qu’une des nombreuses fariboles dont on nous régale de puis 3 ans !