Nous avions décidé de ne pas intervenir, mais devant la médiatisation de ce départ, une mise au point s’avère nécessaire.
Avec un petit rappel pour commencer : un conseiller municipal n’est pas élu seul, mais au sein d’une liste qui porte un projet et des valeurs.
Aussi la légitimité que lui confère cette élection ne saurait être individuelle. Elle n’existe pas en dehors du groupe. Il semblerait qu’on ait tendance à l’oublier à Bandol.
Et si l’on n’est plus d’accord avec son équipe, on démissionne du conseil, pour laisser la place au suivant qui, lui, portera les valeurs du groupe. C’est là le vrai respect des électeurs.
Bien sûr, le rôle de l’opposition peut paraître ingrat et peu valorisant. De plus, il est particulièrement difficile sous cette mandature, comme chacun a pu le constater.
Mais ce rôle est capital, comme dans toute démocratie, pour préserver la transparence et le contrôle citoyen.
Aucune obstruction systématique de notre part : depuis mars 2008, nous avons voté contre 26 délibérations sur un total d’environ 450, et nous sommes abstenus 28 fois…
Si nous avons combattu certaines décisions de la majorité, c’est qu’elles nous semblaient, comme à beaucoup de nos concitoyens, préjudiciables à l’avenir de Bandol et aux intérêts des Bandolais.
Ainsi, nous nous sommes opposés en 2008 à la délocalisation du Casino, dont nous craignons l’effet néfaste sur notre activité économique, et à l’achat, inutile pour la commune, des parcelles de Naron, au double du prix estimé par les Domaines.
En 2009, nous avons dénoncé l’augmentation énorme des taux d’imposition, en parallèle avec une fuite en avant de travaux pour plus de 8 millions d’euros, et aussi le projet d’achat de La Caravelle pour 2,3 millions, alors que l’effort fiscal supplémentaire demandé aux Bandolais atteignait 27 %.
Cette année, nous nous sommes élevés avec succès contre la tentative d’expropriation de propriétés bâties pour construire des logements sociaux à Pierreplane et Vallongue.
En résumé, notre action n’est pas inutile.
Mais il est illusoire de penser que les propositions d’une opposition, d’où qu’elles viennent, puissent fortement infléchir une position majoritaire. Sauf à se contenter de quelques os à ronger sur des points mineurs…
Lorsque M. Palix a adhéré à l’UMP, nous avons été fortement incités par le député à nous rapprocher de lui en catimini, et à cesser toute opposition, sous peine de perdre notre étiquette UMP, de voir la censure s’installer à demeure sur notre blog (mais oui !) et le groupe se réduire sous les pressions…
On nous a aussi clairement fait comprendre que la loyauté était une valeur périmée, qui devait s’effacer devant l’opportunisme et les ambitions personnelles.
Ces arrangements de politique politicienne ne nous conviennent pas : nous avons fait un autre choix, qui est celui de respecter notre engagement vis-à-vis des 33 % de la population qui nous ont fait confiance.
La politique de notre ville et son avenir ne doivent pas se décider ailleurs qu’à Bandol.