Le maire vient de prendre en pleine figure, dans un effet boomerang des plus réussis, sa propre plainte, qu’il avait lui-même déposée auprès du procureur il y a 3 ans, pour l’extension du restaurant scolaire, réalisée sans permis par son prédécesseur en 2007 !
C’est en grinçant des dents que M. Palix a donné lecture au conseil de la lettre que lui a adressée le juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Toulon.
Ce magistrat l’informe qu’il envisage sa mise en examen, et le convoque pour procéder à sa première comparution dans le cadre d’une information ouverte pour cette construction sans permis !
Egal à lui-même, M. Palix a tenté de faire croire que la justice s’était trompée de destinataire. Las ! Le courrier était bien adressé à Christian Palix, es qualité !
François Barois a rappelé que dans un premier temps, le procureur n’avait pas donné suite judiciaire à cette affaire, après l’enquête préliminaire.
Mais c’était sans compter l’acharnement de M. Palix, qui s’est alors porté partie civile pour relancer l’affaire. Et voilà le résultat !
François Barois, ironique, a tenté de le rassurer : « Moi-même, je suis mis en examen sur cette affaire; mise en examen ne signifie pas condamnation ».
En vain : le maire –ni confiant, ni serein – a éclaté en vociférations. Nous lui conseillons vivement de se calmer devant le juge…
Et s’il ne comprend pas la décision du magistrat, nous pouvons lui offrir quelques explications :
Premier point :
Si M. Barois a construit cette extension (pour le bien-être des enfants, rappelons-le) sans permis et pour les raisons qui ont été données, M. Palix quand il a pris la relève en 2008 aurait dû régulariser la situation et poser un permis. L’a-t-il fait ? Non. Il a laissé dormir le dossier pendant 2 ans dans un tiroir, selon ses propres paroles. Puis, il a poursuivi l’aménagement, après le passage de la commission de sécurité, toujours sans permis, et sciemment. Quid de la réception des travaux, pendant SON MANDAT ?
Il existe une règle fondamentale qui s’impose à tous les maires: la continuité dans les affaires d’une commune.
M. Palix ne l’a pas respectée, loin de là.
Second point :
Lors de la délibération N°27 du conseil du 15 novembre 2010, M. Palix avait prétendu ester en justice, non contre François Barois, mais pour récupérer 50 000 € qu’auraient coûté les travaux. Mais personne n’était dupe…
L’’opposition lui avait fait remarquer d’abord que rien n’avait été démoli, mais qu’il s’agissait de travaux complémentaires, à la charge de la commune de toutes manières.
Et surtout, qui pourrait rembourser la commune ? Pas l’architecte, ni l’entreprise. Le maire ?
Encore moins, puisque les travaux de 2007 et de 2010 s’imposaient.
Alors ? Ne reste que ..la commune !
Quant au surcoût lié à la fermeture de la cantine en juin 2010, (soi-disant 17 000€ ) rappelons que le maire a refusé de suivre les recommandations de la commission de sécurité qui préconisait pendant les repas à la cantine 2 surveillants supplémentaires et l’achat d’un mégaphone à 40 € !!!
M. Delaud avait bien résumé la situation : « C’est la commune qui se tire une balle dans le pied » Ajoutons maintenant: « dans les deux pieds »
Aujourd’hui, dans cette affaire grotesque, il faut payer : un avocat pour porter la plainte de la commune (600 pages de dossier, selon nos infos !) ; un autre avocat pour assister François Barois, et un troisième pour assister le maire !
Le tout aux frais des contribuables Bandolais, et sans que la commune puisse prétendre récupérer le moindre centime !
Décidément, le sieur Palix, qui ose donner des leçons à l’opposition, se révèle encore une fois un brillant défenseur de l’intérêt général…