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1 juin 2025 7 01 /06 /juin /2025 18:28

Vendredi dernier 23 mai, Le maire a présenté au vote du conseil municipal le nouveau PLU, devant un public venu en nombre : la salle était bondée, au point qu’il a fallu rajouter des sièges, tant il avait foule –malgré les tentatives de désinformation sur le sujet que nous avions dénoncées il y a plus d’un an.

La séance fut agitée, le public venu manifester son hostilité aux plans de la mairie, sans tenir compte de la réserve requise, applaudissait à tout rompre les interventions des opposants.

M. Joseph a tenu à remercier le personnel de l’urbanisme, ainsi que l’ancien adjoint, M. Chorel, lequel a jeté l’éponge, pour des raisons personnelles ( ?) selon Var Matin.

Le maire a retracé rapidement les diverses étapes de l’élaboration de ce PLU, les modifications et réajustements effectués pour tenir compte des remarques des organismes officiels et de nos concitoyens, lesquelles, souvent ignorées en réalité, ne changent qu’à la marge ce qui demeure le massacre programmé de Bandol pour les dix ans à venir !  

Car M. Joseph a confié les pleins pouvoirs de l’urbanisme  (arrêté n° 783, délégation permanente de signature) à Mme Gaboriaud, issue de l’EPF PACA , établissement public d’Etat à caractère industriel et commercial et dont l’activité principale est de rechercher des biens immobiliers pour la réalisation d’opérations foncières pour les collectivités...

Nous avons eu l’occasion d’apprécier, dans les réunions publiques,  ses interventions devant les craintes de familles  Bandolaises menacées d’expropriation,  parlant de « jeu »  entre les promoteurs et les propriétaires des habitations concernées situées dans les OPA, sans doute pour les rassurer…

Il est question des quelques changements opérés, en général à la marge : par exemple, pour l’OAP de Pierreplane , on conserve la rue du Pont de fer et les maisons attenantes, qu’on avait prévu de détruire pour construire un espace vert où se rencontreraient les habitants des grands immeubles censés remplacer les villas… (110 logements au lieu de 120 … !)

Une question se pose : pourquoi cette précipitation pour l’adoption de ce PLU, alors que le schéma directeur des eaux pluviales en est encore au stade de l’élaboration, et que le nouveau PLU ne pourra entrer en vigueur qu’une fois les bassins de rétentions créés et la sécurité des Bandolais assurée ? La seule urgence de ce passage en force ne peut être que l’approche des élections.

Il faut une grande audace pour prétendre, comme M. Joseph, que ce PLU préserverait l’identité de notre ville, améliorerait la qualité de vie des Bandolais et nous assurerait des jours meilleurs grâce au fameux « renouvellement urbain », à savoir remplacer des dizaines de villas et leurs jardins par des immeubles de 3 étages ou davantage.

On a par ailleurs rapidement constaté que les OAP prévues ne concernaient pas les quartiers résidentiels de la ville, situés sur les collines,  alors que, dans le même temps, l’urbanisme justifiait le choix d’une OAP à Pierreplane par le fait que ce quartier plus modeste, déjà densifié, pouvait l’être davantage !

Sans parler de la décision effarante d’inclure  dans l’OAP de la Gare les petites maisons de la rue Danton côté nord, de l’autre côté du pont !

Le point de vue des opposants

C’est Franck Bertoncini qui ouvre le débat en expliquant son opposition totale à ce projet qui ne respecte pas les Bandolais, en détruisant  leur cadre de vie, des pans entiers de leur histoire et leur vision de l’avenir : nos quartiers défigurés, le cinéma rasé, le seul parking gratuit à Bandol supprimé près de Rènecros, sa plage, ses restaurants,  sans oublier le stade actuel relégué aux Grands Ponts et qu’on prétend transformer en espace boisé, endroit bien peu propice, à cause du vent et des embruns.…

L’élu dénonce l’inhumanité de la démarche municipale : aucune écoute des gens qui vont vivre avec appréhension, dans la crainte de perdre leur maison. On dessine des OAP d’un coup de crayon, sans  penser aux gens…les personnes concernées étant réduites à « des petits points » sur une carte pour M. Joseph. De plus, il a constaté depuis 5 ans une bétonisation à outrance de la ville, ce que le maire reprochait à son prédécesseur !

Puis sa critique prend un sens plus politique : sur les 153 communes du Var, beaucoup ont fait un choix différent pour préserver leurs habitants : soit payer l’indemnité SRU, ou les autres maires se sont battus et c’est ce que demandent tous les habitants.Car ceux-ci ont bien compris le danger : il suffit que l’un cède, et tout le quartier est détruit !

C’est ce qui nous attend à Bandol.

Puis Philippe Leclercq prend la parole :

 Les élus de l’opposition ont reçu les 2998 pages du dossier 5 jours à l’avance. De quoi nourrir un vrai débat démocratique, ironise-t-il!

L’élu de Bandol Ambition va aborder  les éléments contestables sur lesquels est entièrement construit ce PLU : A savoir le besoin de 700 nouveaux logements, nombre justifié par un taux  moyen de croissance démographique prévu par l’urbanisme de 1,6 % par an et qui s’avère totalement faux.

Ce qui a été  confirmé par la MRAe (Mission Régionale de l’Autorité Environnementale) qui a signalé une grave erreur et réclamé des justifications sur un écart important avec ses calculs. Car ce taux de 1,6 % a été défini en regard de tendances passées  (2012) et  ne correspond plus aux statistiques récentes de l’INSEE qui montrent sur les dernières années un accroissement de la population de seulement 0,4% , chiffre qui correspond d’ailleurs à celui du Scott.

Cet écart est très grave,  car ce PLU multiplie indûment par 4 les besoins réels en logements de la commune, au détriment des Bandolais.

Philippe Leclercq va en faire la démonstration :

« On peut s’étonner qu’à Bandol, le taux de croissance des constructions soit 2 fois supérieur, à celui de la population et peu accessible aux habitants avec des chiffres de 2 à3 000 € le m2 . Ce PLU  n’a pas pris en compte cette situation et au contraire, l’entérine ! Belle perspective : une ville vide en hiver avec des logements inoccupés, et surchargée l’été avec encore plus de résidences secondaires…

Ce PLU prévoit 2000 habitants de plus en 10 ans ? Or rien n’a été prévu, pas de mise à l’échelle : services publics, écoles, infrastructures, parkings etc…Rien !

Quel intérêt pour les habitants de Bandol ? Seuls les promoteurs se régalent ! »

En effet, ils inondent les Bandolais de propositions d’achat de leur maison, allant même jusqu’à offrir de l’argent à ceux qui leur signaleraient un bien à vendre !

Nous reviendrons plus tard sur l’intervention de Martine Henriot qui constate que la plupart de ses conseils de bon sens et ses interrogations sur les centres de quartier, sur la végétalisation n’aient pas été suivis d’effet. Il est évident que la surdensification va entraîner une imperméabilisation des sols…

La réponse du Maire

Quant à la réponse de M. Joseph, elle est assez confuse sur certains points et par ailleurs carrément hallucinante !

L’opposition des Bandolais ?

Nos concitoyens n’a pas compris la philosophie qui sous-tend le PLU ? C’est que son projet a dû être mal expliqué… A notre avis, c’est plutôt qu’ils l’ont trop bien comprise…

Une bombe à retardement ?

Mais non ! Dormez tranquilles, braves gens ! Pas d’expropriation, le maire s’y engage et donne l’exemple de l’îlot de la poste qui aurait dû être démoli il y a 10 ans, et qui est toujours là. Certes, mais pour combien de temps ? Car cet îlot fait partie de l’une des 8 OAP programmées, et les employés eux-mêmes  ignorent ce qui va se passer. Va-t-on déménager la poste idéalement placée en centre-ville ? La supprimer ?

De plus, en 2018, M. Joseph a fait voter par ses élus un droit de préemption renforcé : une DUP, élargie par la suite à l’ensemble de la commune :La DUP est une procédure administrative qui permet à la commune ou à l’Etat de réaliser une opération d'aménagement sur des terrains privés en les expropriant.

Le risque est permanent et personne n’est à l’abri.

Le plus grave : En dehors des OAP, la modification des zones urbaines a été faite pour imposer une surdensification considérable et le bétonnage de Bandol: on est passé de 20 ha de zone UB à 70 ha !

Comment le dissimuler ? Mais en concernant les anciennes dénominations !

LA zone UB, emprise au sol d’une construction 50% de la parcelle et hauteur de la construction constructions se monte à 9 m voire davantage…                 

La zone UC (29 ha) verra l’emprise au sol passer de 25% à 50% et hauteur inchangée à 9m

La zone UD (16 ha) verra l’emprise au sol passer de  25% à50% et hauteur passer de 7m à 9m   

Donc UC = UD = UB

Et pour terminer, évitons la Politique Fiction

C’est le préfet qui exige la construction de logements sociaux, mais pour M. Joseph les vrais responsables, ce sont ses prédécesseurs  qui n’en n’auraient pas bâti assez !

Amnésie inquiétante ! Rappelons à notre donneur de leçon que la loi ALUR avec ses exigences concernant le logement social date de mars 2014 qui est justement celle de l’élection de M. Joseph à la mairie!

De plus, manque de chance ! Ses prédécesseurs, eux, ont construit des logements sociaux : M. Barois ceux de  la Guardère et il a commencé ceux de l’Eisouréto  Quant à M. Palix, il en a construit Bd de Marseille au dessus de la Peyrière et sur le site de l’ancien Camping près du Carrefour Market.

M. Joseph a perdu la main sur l’urbanisme, vu son inaction et c’est bien le préfet qui a imposé la construction de l’immeuble Ogic av.du 11 Novembre. Le maire a demandé aux associations Bandolaises de le soutenir : la Confédération méditerranée et l’association « Bien vivre à Bandol » ont donc porté plainte à leur tour. Mais, stupeur, voilà que le maire a retiré sa plainte ! Les deux associations ont tenu bon et difficilement obtenu une réduction de la hauteur du Bâtiment.  Le reste n’est qu’élucubrations...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

J
si le calcul est bon ça fait 70 logts /an le manque de logements a loyers abordables pour conserver notre jeunesse voire à en accueillir pour palier le vieillissement, les Basques répondent: pour un logt airbnb le propritaire doit compenser par un logement pour "autochtones<br /> ils interdisent aussi désormais (Bidart...) de construire pour les résidences secondaires comme c'est possible à BAndol vu le taux 63% de résidences secondaires....chiche cris et chuchotements !!!!
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