Amnésie ou plutôt tentative délibérée du maire de masquer l’absence quasi totale à ce jour des réalisations promises en 2020, lors des dernières élections, et dont aucune n’a vu le jour, rappelons-le après 5 ans de mandat, remplacées par de pseudo créations…
Car on a fait semblant d’innover : ouverture d’une « voie douce » à prix d’or (3 millions €) en entrée de ville –laquelle existait depuis 20 ans– en remplaçant le platelage de bois qui aurait brûlé les pieds des promeneurs (sic) par du béton, plus écologique comme chacun sait, pour accueillir entre autre les cyclistes ; enfin, la poignée qui posent pour illustrer les Bandol Magazine.
Plus écologiques aussi les centaines de voitures supplémentaires, qui ont dû traverser la ville lors des mois de travaux, en nous inondant de vapeurs d’essence, pendant qu’une commission formée de nos braves élus tentait de combattre… les gaz à effet de serre ?
Sans parler du coût pharamineux des 62 réverbères newlook qui brillent de 1000 feux à 2 h du matin pour éclairer … le vide, pendant que nos quartiers, eux, sont plongés dans un noir d’encre.
Et pour couronner le tout, nos défenseurs de l’environnement en ont profité pour saccager le square Bir-Hakeim transformé en vaste esplanade bétonnée …
Mais l’essentiel pour M Joseph : il a coupé le ruban devant le ban et l’arrière ban des élus locaux, la presse etc, en osant affirmer qu’il avait consulté les Bandolais, lesquels ont payé la facture, en plus des gênes occasionnées !
Et que dire de » l’inauguration» de la médiathèque « Alfred Kastler » avec force tambours et trompettes, et pour parrain un écrivain à la mode, présentée comme une création– certes il y a eu quelques transformations intéressantes– mais elle est au service des Bandolais depuis… 2009.
Dans la même veine, le Printemps des Potiers est devenu « le Festival Bandol céramique », et une fête des vins prétendue « inédite » parce que se déroulant sur 2 jours, après 6 ans de brouille avec les vignerons…
Ainsi, notre édile essaie d’insérer ses nouveaux projets qui n’ont jamais reçu l’aval des Bandolais– dont le coût pharamineux est inversement proportionnel au peu d’intérêt pour nos concitoyens– dans ce qu’il présente comme un âge d’or à venir pour Bandol et ses habitants…
On avait mobilisé les nombreux supports d’informations de la municipalité pour inviter nos concitoyens à ce qui était présenté comme une sorte de Table Ronde, initiée par le maire, sur l’avenir radieux de notre commune « Objectif Bandol »,
De la même façon, tous les supports de la propagande municipale– dont le blog de M. Joseph – ont rendu compte de l’événement.
Le but énoncé était clair, et éminemment politique : « entre héritage et renouveau, quel visage pour 2030 ? Cette rencontre vous permettra de découvrir les projets majeurs qui se dessinent et façonneront le Bandol de demain », était-il écrit.
On ne saurait être plus clair : une fois de plus, M. Joseph entend imposer ses dictats à la population.
Feu la démocratie…
Car cette formulation nous semble inquiétante ! D’abord, quand on parle du « Bandol de demain » il est clair qu’on a oublié…les habitants, qui n’ont pas été informés de ces projets majeurs, puisqu’ils vont les découvrir nous dit-on ! De plus pour les légitimer, on veut nous faire croire le contraire : nous avons appris avec stupeur que les projets en questions « sont les ambitions portées par la municipalité depuis 10 ans( ?) qui impacteront la vie quotidienne, tant sur le plan résidentiel que professionnel »
Or nous n’en avons pas trouvé trace dans la prose municipale antérieure, que nous collectionnons pourtant soigneusement …
Raison de plus pour consulter légalement les Bandolais, démarche autrement plus sérieuse que de compter les « j’aime » récoltés sur le net !
Car en dehors de ce qui relève de la sphère commerciale, et donc privée, bref, ce qui concerne la politique municipale, il existe une petite chose qui s’appelle les élections : ce sont les Bandolais qui doivent décider .C’est à eux de choisir ce qu’ils veulent pour leur ville, ce que M. Joseph semble avoir totalement oublié. Surtout quand on prétend engager l’avenir de Bandol dans les années 30 !
Bref, c’est en vain que le maire tente de légitimer ses décisions récentes, en laissant à penser que ses projets s’articulent autour de la rénovation de Bendor par la famille Ricard. Nous avons déjà dénoncé, preuves à l’appui, cette inféodation dans l’article « Après moi le déluge » publié en novembre 2024, et son coût : en l’occurrence les millions que vont payer les Bandolais pour des réalisations plus que contestables–et dont ils ne retireront rien, article que nous vous conseillons de relire, tant il est, hélas, d’actualité.
On a mélangé allègrement sphère publique et sphère privée, comme le montre le choix des intervenants de cette table ronde :
Les décideurs : Ms. Joseph et Rocheteau, ce dernier en tant que PDG de la SOGEBA, le directeur Général du groupe Ricard, le directeur de Bendor et Le directeur de l’hôtel L’île Rousse Et pour l’impact attendu sur le plan économique (commerce, restaurations…): M. Ghiribelli, ainsi que le directeur du Casino et aussi le manager de l’île de Bendor.
Les projets d’ordre privé
Il a été acté la construction sur Bendor d’un ou deux ( ?) hôtels dont l’un *****, ainsi que la rénovation du Casino et la fusion du Beau Rivage et de L’hôtel de l’île rousse et sa Thalassothérapie prévue pour 2026 et également la reconstruction de commerces (?).
Parfait : il s’agit là d’investissements privés d’acteurs qui espèrent bénéficier, et nous le leur souhaitons, d’un engouement « national et international » grâce à une clientèle haut de gamme de plus en plus qualitative (sic) attirée par la rénovation de Bendor.
Mais sans jouer les Cassandre, nous restons sceptiques, au vu des périodes passées où l’île bénéficiait déjà d’une clientèle bien argentée, sans retombées exceptionnelles pour la commune. D’autant plus, nous précise-t-on, que ce petit paradis pour clientèle richissime comportera également, en plus de ses palaces, plusieurs restaurants, des bars d’ambiance, un village d’artisans, un centre de bien-être… pas de quoi être attirée par ce que propose la ville pour ces personnes qui cultivent le très haut de gamme et l’entre soi.
.On nous annonce bien la création d’emplois, tout en nous informant que les plus qualifiés sont déjà pourvus : à suivre…
Conséquences de cette « mise à niveau » de Bandol pour ses habitants : à vos porte-monnaie…
I–Combien de millions vont nous coûter les projets mirifiques concernant la commune?
Voyons tout d’abord la transformation de la corniche Bonaparte en pseudo « quartier » Deferrari , dépourvu d’habitations, pure invention du maire pour contrer les reproches de négliger nos quartiers, les vrais.
Après le projet ridicule et farfelu de surélever le stade pour en transformer la pelouse en 400 places de parking, payantes bien sûr, on a changé d’échelle : c’est tout un ensemble qu’on veut transformer en promenade « soumise aux vents forts, aux vagues de submersion marine, comme le reconnaît notre édile, ce qui entraînera de facto à très court terme la disparition scandaleuse du seul parking gratuit de Bandol , 300 places qui offraient aux familles la facilité de se rendre à Rènecros.
Ne soyons pas dupes des grandes envolées lyriques et ridicules…
Après la promesse d’ouvrir à la gratuité pendant les travaux le parking du stade (150 places seulement ;) et la moitié du stade ( !) on nous en offrira un de parking, payant bien sûr, celui du futur pôle nautique, verrue de 10 m de haut, qui pourra accueillir… en fait, on ne sait pas bien, 300, 340 places, pour paraît-il éliminer la voiture du bord de mer ! Sauf que la téléportation, c’est pour la Science- Fiction !
Quant à ce nouvel « espace de promenade » « parc paysager méditerranéen », économe en eau
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( cactus et épineux?), « nouvel espace de respiration, de contemplation » avec un lien visuel renforcé vers l’Ile de Bendor et une lecture plus dynamique du paysage » ! qui occupera désormais la surface autour du stade et ses alentours, passant au gré des textes et des croquis de 8 000 à 10 000 m₂ sur un terrain rapporté, soumis aux embruns, le tout à nos frais pour la bagatelle de 1 million €, ce qui fait cher « le coucher de soleil promis » .
Sauf qu’à notre connaissance, nul ne l’a réclamé !
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